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vendredi 10 mars 2017

Au blanc des nuits sans fin

(c) http://fan-suchbanquiz.blogspot.fr/2007_08_01_archive.html


Au blanc de nuits sans fin
D’hommes en ablutions vitales
Dont les oraisons déglutissent
Une terre fenêtre emprisonnée
D’où résonnent silencieux
Leurs rêves striés d’étoiles.


Rose froid bleuit de gris
En trouble vision brouillard
D’un monde clos et douloureux
Qui fantasme leurs licences
Dans cet à valoir de mots
Dégorgés de pensées.


Long trait voyage d’avance corps
Dans leurs regards de blanc sillon
Au plein des gris d’asphalte mat
Luisant de couleurs décomposées
Dont la matérialité éphémère
Est trace des illusions vaines.


Noir ciel d’hiver blanchi d’absence
Sur un manteau d’emporte pièces
Qui suit les courbes de leurs errances
Dans cet effacement poudreux
De poussières empierrées
Au bas des rives séculaires.

jeudi 16 février 2017

La vieille dame


La vieille dame s’est endormie dans le fauteuil de soie rouge qu’il affectionnait tant.

Son verre est resté posé sur le bord de la table encombrée de photos d’un passé suranné.

Elle dort maintenant d’un sommeil profond tant attendu décompté jour à jour dans un abandon de vie.

De fines particules de poussières grises tournoient dans tout l’espace de cette pièce à jamais figée.

Passe alors la mémoire au long de souvenirs défunts qui rythmèrent cette attente d’une retrouvaille joyeuse.

lundi 6 février 2017

Au loin roulent les murs





















Au loin roulent les murs
D'une maison perdue
Envahit de broussailles
D'arbres au vert bleu gris.


C'est le vent c'est la pluie
Qui brassent leurs feuillages
En un noir tourbillon
Que l'on entend hurler.


C'est l'oubli c'est la mort
Celle qui va et vient
Dans cet espace clos
D'ouvertures brisées.

dimanche 5 février 2017

Là où les marins dorment

Là où les marins dorment
Les chimères s'éveillent
Sous l'ombre des présences
Emmaillotées de cuir.


Elles ouvrent leurs ailes
Et se font voyageuses
Par le chant de la lune
Qui voile leur sillon.


Elles soufflent sur l'eau
Les paroles légères
D'un tangage en roulis
Qui engloutit nos corps.

samedi 4 février 2017

Des traces en vie de temps

Laisse
Délaisse la trace
Trop longtemps ouverte
D'une laisse enchaînée.


Cours
Cours au vent des impostures
Des finitudes improbables
Et vole au delà du temps.


Part
Part de ce chemin perdu
Brûlé de trop d'attente
Et redevient ce que tu n'es plus.

Ouvre
Ouvre les ailes de ton corps
Et plonge à tout jamais
Dans la fenêtre de la vie.

mardi 3 janvier 2017

Un tracé de silence

J'ai tracé le silence
A jamais immuable
Par des lignes noircies
Sur le blanc de la page.


j'ai laissé la pensée
Par l'encre en grains de temps
Assécher la matière
Des phrases érodées.


J'ai pris le long chemin
De la pluie diluvienne
Artère solitaire
Où mon âme est perdue.


Et par ce corps tracé
A l'aplomb de la page
J'ai ainsi pu trouver
L'origine du mot.

lundi 2 janvier 2017

L'ange Lucifer

L'invariance a pour nom
Notre mort programmée
Par l'ange Lucifer
Héros de tout départ.


Il appelle un fantôme
Un fantôme de nuit
Pour recouvrir nos corps
D'une blancheur de pas.


Par cette absence nue
D'effacement verbal
Nous devenons silence
Et par là même oubli.

jeudi 1 septembre 2016

Le vent brasse les vagues



Le vent brasse les vagues
D’une dentelle amère
Lissant les souvenirs
D’hommes aux corps perdus
Qui hantent les méandres
De nos rêves de peine.


Ombres voguant au loin
Sur des voiles d’azur
Ils questionnent l’absence
Par leurs corps transparents
S’effaçant peu à peu
De nos vies incertaines.

mercredi 24 août 2016

Je vous ai connu

Je vous ai connu
Dans l'ombre de vos nuits
Intranquilles et bestiales
Où vous psalmodiez
Vos peurs et vos récriminations.






Au pourpre des sanguines noires
J'ai fais de vous
Un crayon de saignée
Qui pierre en solitude lasse
L'orage de vos vies effacées.






Ce n'est plus à moi
De vous dire que la nuit
Balaie l'ombre des pas
Car je vous ai perdu
Au jour de vos certitudes.






Il eut fallu danser
Au sang des mondes clos
Où sèche l'épée nue
Mais j'ai préféré déchirer
La porte qui vous a vu sortir.

samedi 21 novembre 2015

A la confluence du rien





Tous les vrais mystères s’ouvrent

A la confluence du rien

Car ils vivent d’expédients

Et ainsi se font présence

Par l’arbre couvert de nuit

Dont les branches irradiées

De peau soufflent sur l’ivresse

D’un désamour amoureux.

vendredi 20 novembre 2015

Danse vent



Danse vent d’écho sifflant
Le grain est sable d’errance
Dans nos miroirs d’équinoxe
Où défilent les saisons.


Il s’en va nonchalamment
Par ces dunes enroulées
Jusqu’à ce regard bleuté
D’un corps sur voile marine.


Souffle long se reflétant
Sur l’écume des marées
Il réveille les silences
Des toitures d’impostures.


Ombres bruits tracées de signes
Il brosse les horizons
De nos villes dépecées
Par un pas de terre brune.

jeudi 19 novembre 2015

Ombre



Ombre planante de vos nuits telluriennes
Je danse virevolte en pas creuseur de rêves
Entre au cœur de cette sombre forêt mystère
Qui me pousse à errer au vent de vos paroles.


Mes pas échos glauques et humides résonnent
Tremblent en mur papier d'une nuit d'insomnie
Déchirent le tissu d'un accroc de lumière
Eclairant l'horizon en un jour éternel.


Ombre fugitive par mon corps achevé
Je plane errant libre d'abandon corps coquille
Egrenant lentement aux quatre coins du monde
Ce vaisseau de poussière à l’encre desséchée.


Matière décrépie dont les os de pensées
Se prolongent alors dans vos mémoires tues
Je forge un nouveau temps en chaos d'illusion
Eparpillant les mots à la peau éphémère.


Par ce temps relatif mes questions long chemin
Me poussent à déchirer le flot de vos orages
Pour inonder les cieux d’un rêve connivence
Et ouvrir la brèche d’un long temps d’écriture.

jeudi 8 octobre 2015

Amour désagrégé



Amour désagrégé
En larmes pluies amères
Par ce trop plein d’espoir
Tu chemines brisé
Dans ces terres noircies
Par l’ombre de ta peine


Pierre fendue de mort
Tu regardes au loin
Ces oripeaux de vie
Qui grouillent dans les villes
Comme autant de lumières
Blafardes et morbides.


Ombre taillée de peau
D’une terre écaillée
Tu absous tes silences
Par le regard blanchi
D’une âme effacement
Dont le corps est chemin.

jeudi 10 septembre 2015

Quand la nuit pousse drue



Quand la nuit pousse drue
Au blanc des jours sans fin
Les arbres s’enveloppent
D’un gris d’écorce rêche
Et nous disent pourquoi
Le temps se fait chemin.

mardi 4 août 2015

Tel un cheval sculpté


Tel un cheval sculpté
Dans un pli de sabot
J'ai détouré le vent
De sa langueur océane.


Entendez-vous valser
La nuit qui l'emprisonne
Et cercle sous la pluie
Ses ricochets perlés?


Au sabre des lampadaires
Courbant mes illusions
La nuit défait sa nuit
D’un bleu strié de peau.


Elle mure en finition
L'ouverture légère
D'un éclat alangui
Sur jaune scintillance.


Par son regard figé
D’un miroir déferré
Je me dit que les mots
Sont aboiements d’un corps.


Son tain de blanc laiteux
Passe en terre d’exil
Le linceul de mes jours
Qu’il enveloppe d’étoiles.

vendredi 26 juin 2015

La vie en nuit d'éveil



La vie en nuit d’éveil
Est un regard de lune
D’une peau craquelée
Par le chemin d’étoiles
D’un homme en plis de cœur
Habillé de tristesse.


Vague temps de ses pas
D’un regard en errance
Sur nuit silence nue
Il se jette perdu
Dans ce monde d’oubli
Détramé de ses pleurs.


Long brouillard en eau claire
D’images volatiles
Asséchant l’ossature
De sa forme mouvante
Il passe en transparence
Dans son propre chemin.


Par l’écho fleur du vide
Résonnant de mirages
Il trace les saillies
Des murs ruelles sombres
Au gris de jours sans fin
Empierrés de lézardes.


Pierres sur pointes vertes
Entourant tant de vies
Repliées dans ces murs
De souffrance et d’absence
Il forge ainsi les fuites
D’ombres terrées de corps.

mercredi 24 juin 2015

Courbe en pas silhouette



Courbe en pas silhouette
Sur des brisures d’âme
Tu fermes les oublis
D’un noir manteau de peine
S’ouvrant aux chants des cœurs
Des racines de vie.


Courbe de roses rouge
D’un vert en feuilles drues
Tu épines ton cœur
Par cette peur amère
De toute flétrissure
Qui te fait corps repli.


Rouge sang de tes nuits
D’une fugue amoureuse
Tu effeuilles les âmes
Et puisent dans leurs corps
Cette fragrance peau
Des chemins d’espérance.


mardi 23 juin 2015

Le temps de nos présences


Puis vient le temps de nos présences
En ocre matière de corps
D’où ruissellent en rouge sang
Nos racines membres de vie.


Passent alors en flots de voile
Les veinures au vert feuillage
D’un tronc creusé des innocences
De nos palais d’extravagance.


Les chemins se couvrent alors
En un flottement irréel
D’une poussière couverture
Sur ces terres en résonnance.


Image en bleu céruléen
Dans un silence en mots d’ailleurs
Les ombres étiolent nos jours
Au long des chemins sans regards.


Par ces visages éphémères
D’ombres en gris d’effacement
Nos présences forgent la nuit
Dans un ballet de jeu morbide.

lundi 22 juin 2015

Masque


Beau masque en soi repli
Forgé en mots puisés
Dans le regard de l’autre
Tu présences ton corps
Dans un habit mystère.


Masque de noir reflet
Dans ton miroir de mots
Tu fais le tour du vide
Rompu en jeu froidure
Pour colorer ta vie.


Reflets sur plis défaits
Dans des lignes crayons
Tu dessines un mur
De couleurs arc en ciel
Pour t’envoler au loin.


Ligne fuite en exil
Tu te fais autre et muse
En reflets vraisemblance
Pour trouver les réponses
A cet éloignement.

lundi 15 juin 2015

Coeur si la rose


Cœur si la rose en longue tresse
D’étoile chemin de rosée
Roule ses perles de merveille
Et s’en va percer le mystère
En bulles fines transparentes
Des grains de vie folie de cœur.